"520PF Plongée dans l'univers étrange de l'hospitalisation"

21 - Donnons le meilleur de nous même pour ne pas avoir de regrets

« Donnons le meilleur de nous même pour ne pas avoir de regrets »

 

Cette phrase sonne comme un sujet de dissertation de philosophie. On pourrait y ajouter : « Expliquez cette phrase et commentez-la ». Vous avez quatre heures !

         Cette sentence est apparue un beau jour sur le tableau de la salle de kiné (tu sais bien, la salle des boules au nez !). Ces jeunes gens, en effet, après avoir organisé un référendum pour savoir s’il fallait rebaptiser la salle en « Salle Wouhou ! » ou « Salle Wouwou ! » (tu vois bien la différence !) ont décidé que chaque jour une sentence intitulée « Phrase du Jour » viendrait s’inscrire au tableau. Le niveau monte !

         C’est ainsi qu’en ce vendredi 13 apparut sur le tableau cette phrase, sur proposition de Jérôme : « Donnons le meilleur de nous même pour ne pas avoir de regrets ».

         Jérôme (je n’ai pas changé son nom, il ne le voudrait pas !) est coureur cycliste. Il est jeune et costaud. Il fraisait de la moto quand un accident bête (excusez le pléonasme !) lui a coupé net la jambe gauche. Il est donc devenu cycliste unijambiste. Je dis « donc », parce que , quand il te l’explique, tu comprends bien que pour Jérôme, c’est logique, évident. Il est comme çà. Quand il inscrit cette phrase, SA phrase, il la commente. Cette phrase résume sa philosophie de la vie, sa démarche (sans aucun mauvais jeu de mots !). Quand tu fais les choses à fond, tu t’innocentes de toute culpabilité, et ainsi, tu élimines les regrets possibles. Il propose un grand débat sur la notion de regret. Le regret implique un regard rétrospectif, qui est, à la fois, stérile et culpabilisant : Stérile, parce que le passé est passé et ce qui est fait est fait, on ne peut jamais revenir en arrière. Culpabilisant, car il ouvre la porte à toutes les suppositions, supputations et reconstructions de l’histoire à base de : « Et si… » Et, du coup, c’est de ta faute. Et cette faute traîne derrière elle un lourd chapelet de wagons bourrés de regrets… En éliminant cette vision reconstructrice d’une réalité passée (à laquelle tu ne peux rien changer !) tu évites ce train morbide des regrets. Tu peux ainsi investir, t’investir dans le présent pour ton futur. Ce sont en effet les deux seuls temps auxquels tu as accès. Les seuls. Jérôme te dit alors : « Vas-y à fond ! C’est pour toi que tu investis. Cà ne peut que marcher, parce que, même si tu ne parviens pas à atteindre tes objectifs, ce ne sera pas de ton fait, puisque toi, tu auras donné le meilleur de toi-même ! » CQFD. Merci d’être toi, Jérôme !

         Pour  tous ceux qui comprennent le regard que Jérôme porte sur la vie, et peut-être surtout pour ceux qui ne comprennent pas, voici l’adresse de son site sur lequel il explique sa démarche et ses efforts :

 

www.jerome-lambert.fr



21/03/2009
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